
L'autrice — I
Naomi Quetzal,
derrière les romans
J'aime les histoires depuis toujours.
Celles que l'on lit, bien sûr. Mais aussi celles que l'on entend à demi-mot, celles qui se cachent derrière une conversation, un silence un peu trop long, une décision que l'on n'arrive pas à prendre ou un regard qui change tout.
J'aime rire. Beaucoup.
J'aime les personnes qui ne rentrent pas tout à fait dans les cases, les discussions qui bifurquent, les amitiés sincères, les livres que l'on referme en ayant l'impression d'avoir un peu changé.
Comme Thylane, je me pose beaucoup de questions. Probablement trop. J'observe, j'écoute, je réfléchis, je doute parfois. Et je crois que c'est précisément de là que naissent les histoires.
J'écris parce que la vie me semble infiniment plus complexe, plus drôle, plus fragile et plus surprenante que les réponses toutes faites.
Et parce qu'il existe parfois une rencontre, une phrase ou un événement qui fait basculer toute une existence.
C'est cette part-là de l'expérience humaine qui me fascine.
L'autrice — II
Ce qui nourrit mon regard
Avant d'écrire des romans, je passe beaucoup de temps à observer le monde.
La philosophie, la psychologie et la sociologie m'accompagnent depuis longtemps. Non pas pour expliquer les êtres humains, mais pour mieux comprendre leurs contradictions, leurs élans, leurs peurs et leurs choix.
Ce qui m'intéresse, ce sont les moments où les certitudes se fissurent.
Pourquoi certaines rencontres nous transforment-elles ?
Pourquoi restons-nous parfois fidèles à une vie qui ne nous ressemble plus ?
Comment devient-on soi-même lorsque tout ce qui semblait évident commence à vaciller ?
Mes romans naissent souvent de ces questions.
J'aime explorer les zones grises, les ambiguïtés, les chemins de traverse. Je préfère les personnages imparfaits aux héroïnes exemplaires, les questions ouvertes aux démonstrations, les émotions sincères aux certitudes rassurantes.
Mes lectures nourrissent ce regard autant que les rencontres, les conversations et les histoires que la vie dépose sur notre route.


L'autrice — III
Écrire les fissures
qui nous transforment
J'écris des romans sur ces moments où une vie bascule.
Parfois, il ne faut pas grand-chose.
Une rencontre.
Une phrase.
Un désir que l'on n'attendait pas.
Une question que l'on n'avait jamais osé se poser.
Et soudain, le chemin que l'on croyait tout tracé ne l'est plus.
C'est à cet endroit que naissent mes histoires.
À travers Les Chroniques de Thylane, je raconte des femmes et des hommes qui avancent comme ils peuvent, avec leurs contradictions, leurs élans, leurs peurs, leurs rêves et leurs hésitations.
Ils ne cherchent pas à devenir extraordinaires.
Ils cherchent simplement à comprendre qui ils sont lorsque la vie les invite à sortir du scénario qu'ils avaient imaginé.
J'aime écrire des romans où l'on rit, où l'on s'émeut, où l'on se reconnaît parfois un peu.
Des romans qui parlent d'amour, d'amitié, de liberté, de maternité, de choix impossibles et de ces tournants qui changent discrètement une existence.
Je ne cherche pas à apporter des réponses.
J'espère plutôt ouvrir des portes, faire résonner une question, éclairer un angle mort ou offrir une autre façon de regarder ce que nous vivons.
Si mes histoires accompagnent un lecteur quelques heures et lui donnent, une fois le livre refermé, l'envie de regarder sa propre vie avec un peu plus de curiosité, alors elles ont sans doute trouvé leur place.
J'aime les romans qui nous divertissent autant qu'ils nous touchent.
Ceux qui nous rappellent que nous sommes tous en chemin.
Et qu'une autre vie est parfois possible.
Ce qui m'inspire
Les rencontres qui arrivent trop tôt, trop tard ou exactement au bon moment. Les silences qui en disent plus que les mots. Les chemins que l'on n'avait jamais prévu d'emprunter. Et tout ce qui nous oblige à devenir un peu plus nous-mêmes.
Ce que je cherche
Une langue qui soit à la fois précise et habitée. Des personnages qui aient le droit d'être contradictoires. Des fins qui n'enferment pas.
Ce que je refuse
Les recettes, les leçons, les héroïnes parfaites. La fiction comme outil de démonstration. Tout ce qui simplifie au lieu d'éclairer.
Ce que j'espère
Qu'à la dernière page, on referme le livre un peu plus vivant qu'on ne l'avait ouvert.

Une confidence
Pourquoi Quetzal ?
« Naomi Quetzal » est un nom de plume.
J'ai choisi le quetzal pour ce qu'il représente.
Une légende raconte que cet oiseau, devenu symbole de liberté, refuse la captivité.
Que cette histoire soit vraie ou non importe finalement assez peu.
J'aime cette idée.
Parce que mes romans parlent souvent de cela : des chemins que l'on croyait tracés, des vies que l'on réinvente, des élans que l'on n'arrive plus à faire taire.
Et de cette liberté parfois fragile, parfois inconfortable, mais toujours précieuse : celle de devenir soi-même.