
À propos
Écrire les fissures
qui nous transforment
J'écris des romans sur ces moments où une vie bascule. Une rencontre. Une phrase. Un désir que l'on n'attendait pas. Une question que l'on n'avait jamais osé se poser. Mes personnages ne cherchent pas à devenir extraordinaires. Ils cherchent simplement à comprendre qui ils sont lorsque les certitudes qui les ont guidés jusque-là commencent à se fissurer. À travers Les Chroniques de Thylane, j'explore les amours, les amitiés, les ruptures, la maternité, les choix impossibles et cette liberté que l'on conquiert parfois au prix de grands bouleversements. Mes romans sont avant tout des histoires. Des histoires d'êtres humains qui avancent comme ils peuvent, avec leurs contradictions, leurs élans, leurs peurs et leurs désirs. J'aime raconter ces chemins intérieurs en m'appuyant sur ce que la psychologie, la philosophie et la sociologie peuvent nous apprendre de nous-mêmes, mais toujours au service de l'émotion, du récit et des personnages. Je ne crois pas aux romans qui donnent des réponses. Je crois aux romans qui posent les bonnes questions, qui éclairent une zone de soi que l'on n'avait pas encore osé regarder et qui, une fois refermés, laissent l'esprit un peu plus large qu'il ne l'était. Mon écriture cherche un équilibre : faire entendre les voix intimes sans renoncer à l'élan romanesque, accueillir la complexité sans perdre la lumière, parler des fragilités sans jamais cesser de croire à la possibilité d'une vie pleine. J'aime les romans qui font rire, qui émeuvent, qui questionnent et qui accompagnent longtemps après la dernière page. Ceux qui nous rappellent qu'une autre vie est parfois possible.
Ce qui m'inspire
Les conversations qu'on n'avait pas prévu d'avoir, les silences entre deux phrases, les villes au petit matin, les femmes qui osent.
Ce que je cherche
Une langue qui soit à la fois précise et habitée. Des personnages qui aient le droit d'être contradictoires. Des fins qui n'enferment pas.
Ce que je refuse
Les recettes, les leçons, les héroïnes parfaites. La fiction comme outil de démonstration. Tout ce qui simplifie au lieu d'éclairer.
Ce que j'espère
Qu'à la dernière page, on referme le livre un peu plus vivant qu'on ne l'avait ouvert.


« J'écris pour celles et ceux qui aiment qu'une histoire les emporte —
et qu'elle leur laisse, en se refermant, quelque chose à méditer. »
Naomi Quetzal